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La Tour

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Le blason de la ville de Sanary

La Tour Romane (représentée sur le blason de Sanary)

La devise latine de Sanary : Turris civitatis custodia (la tour protège la cité)

La Tour romane a été construite à la fin du XIIIème dans un but militaire afin de contenir les attaques maritimes. Ce rôle fut tenu jusqu’en 1536.

En 1436, le risque d’une incursion de barbaresques incita le roi René à ordonner à Oliolis, contre certains privilèges, de renforcer les défenses de Saint-Nazaire en ces termes : « Etant donné que le bourg de Saint-Nazaire est de la dépendance d’Oliolis, le roi René porte à Oliolis de faire le boulevard et fossé à la tour Saint-Nazaire… ». Cet acte est daté du 1er juillet 1436.

La tour avait déjà été réarmée en 1323, après la visite de Robert de Millet, sénéchal de Provence. L’on voit -par le changement qui intervient dans la désignation de l’agglomération que l’on appelle successivement habitations, hameau, puis bourg – une évolution dans le nombre des maisons, donc de la population. Plus tard, nous verrons cette évolution s’amplifier, notamment en 1507. Cette année-là, le seigneur Bertrand de Ventimille et son cousin germain, Guiran de Simiane, tous deux co-seigneurs, accordent des terres à seize nouvelles familles venant accroître le nombre d’habitants. Certains de ces nouveaux arrivants seront autorisés à bâtir sur le boulevard de la tour, à l’intérieur des fossés. Un an auparavant, ils ont aussi concédé à Chautard d’Ollioules des terres situées à Mortier et en-dessous du chemin qui conduit à la Gorguette.

A partir du 16ème siècle, la tour devient une prison mais elle reste armée de plusieurs canons.

Aujourd’hui, la Tour romane abrite le musée Frédéric Dumas (Frédéric Dumas, sanaryen fut un des premiers plongeurs autonomes à partir de 1943). Ce musée présente au sein de la tour sur ses trois niveaux l’histoire de la plongée sous-marine et quelques objets archéologiques.

Meurtriere

Caractéristiques :

La Tour mesure 21 m 50 de hauteur, 8 m de large. Ses murs sont épais d’1 m 80. La tour est divisée en trois niveaux.Le rez-de-chaussée sert de magasin.

Au premier étage, étaient le poste de garde et les couchettes des officiers. Le colombier se trouvait au deuxième étage. Il abritait aussi l’armurie.

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Le colombier

Sanary est la cité historique de la plongée.

La tour est un musée dédié à la plongée sous-marine, autour des travaux de :
Frédéric Dumas (1913-1991), Philippe Tailliez (1905-2002), Jacques Yves Cousteau (1910-1997).

Les Fours à chaux


Comment les édifices antiques, du moyen âge et du siècle dernier étaient réalisés ?

Le ciment actuel n’avait pas été découvert. Néanmoins une pierre naturelle est présente en grande quantité dans toutes nos régions et notamment dans la PACA. Il s’agit de la pierre calcaire. Il y a 2000 ans les romains inventèrent ce système pour édifier solidement les édifices.

Pour obtenir le « principe actif  » de cette pierre il fallait un four à chaux. Pour des raisons de commodité il était creusé sur place à proximité immédiate de la carrière

Four à chaux du Lançon à Sanary (restauré)

Ce four était divisé en deux parties : le foyer et une voûte sur laquelle les pierres à calciner étaient empilées méthodiquement. Très souvent une couche d’argile était étalée sur les parois du four pour qu’il garde bien sa chaleur.

Cet empilement méthodique des pierres de calcaire permettait la circulation de la chaleur entre elles pour un pouvoir calorifique supérieur. La fournaise devait durer trois jours et trois nuits pendant lesquels les ouvriers se relayaient pour garder la température constante du four à 1000 degrés.

Four à chaux du Lançon à Sanary (restauré)

Par ce processus la pierre calcaire se transforme en chaux vive. A la fin de ces trois jours de combustion, on ajoutait à cette chaux vive la moitié de son poids en eau.

Ce choc thermique entraîne l’éclatement des pierres en poudre. Cette poudre est de la chaux éteinte Elle devait être conservée à l’abris de l’humidité et constituait un liant qui aujourd’hui tient encore dans certains édifices vieux de plusieurs siècles.

Four à chaux du Lançon à Sanary (restauré)

En effet de grands monuments, tels le Panthéon, le Colisée, le Pont du Gard et la tour romane de sanary témoignent de la durabilité de la chaux.